événement passé

Journées portes ouvertes, ventes privées ou boutique éphémère, à vous de voire le terme qui convient le mieux, toujours est-il que les portes de mon atelier seront ouvertes au public à l’occasion de la fête des mères, le 24 et 25 mai. Je vous propose de vous attarder dans le jardin de Cazeneuve pour vous y balader, boire un thé, manger quelques pâtisseries et pourquoi pas, acheter un petit quelque chose.

L’occasion aussi pour moi de vous faire quelques démonstrations du processus de fabrication et de discuter avec les curieux et ceux qui voudraient passer commande.

L’occasion aussi pour vous d’acheter non seulement mes petites céramiques, mais aussi les magnifiques broderies et bouquets de fleurs de Mathilde Bonnet.

L’occasion enfin, de goûter l’incroyable cuisine de Camille Bonnet que ce soit dans le cadre de notre petit café éphémère ou lors du brunch qui aura lieu le dimanche ( pour lequel il faut réserver en sachant que le nombre de place est très limité ).

mon atelier

59 Chemin de Cazeneuve, 32700 Castéra-Lectourois

Visite de l’atelier toute l’année sur rendez-vous

Le processus de création

La terre est une matière vivante, mouvante, dansante. Cette vie, cette plasticité, c’est l’eau qui la lui donne. Elle est entre les feuillets d’argile, elle s’en va petit à petit, faisant réduire la pièce à mesure qu’elle sèche. Mais elle reste présente. Puis la terre arrive entre les mains du céramiste, qui la pétrit, puis la jette sur le tour pour la faire valser entre ses mains. Tel un danseur, le corps du potier se met tout entier à l’ouvrage. Un mélange d’équilibre et de force l’amène à trouver le centre. Il saura comment faire bouger la terre entre ses mains, la faire monter ou descendre, quand ajouter de l’eau, pour arriver finalement à une forme ronde.
Et puis, arrive la cuisson. C’est ce qui fait que la terre devient céramique. Et l’essentiel de la transformation tient dans le fait qu’on retire à l’argile son eau. Nous y voilà, 573°c, la terre perd définitivement sa plasticité en même temps que son eau chimique. Elle bouge une dernière fois alors que la température monte puis descend. Elle s’élargit puis rétrécit, comme si elle poussait un dernier souffle. Puis la chaleur quitte peu à peu son corps, et elle reparaît à nos yeux, inerte.

Poterie

Être potier, c’est travailler la terre, la tamiser, la préparer, la battre, lui donner forme, expérimenter. Être potier c’est recommencer cent fois les même gestes, se laisser entraîner par le tour, en quête d’une économie de moyens, vers le geste le plus juste, le plus franc, le plus simple. Ivresse de la série qui nous amène vers ce moment incroyable où la main libère l’esprit.

céramique

Être céramiste, c’est jouer avec le feu. C’est rechercher cet instant ou la terre si fragile est abandonnée dans le four, instant magique et terrifiant ou elle entame sa transformation. C’est expérimenter cette fusion qui s’opère à l’abri du regard, à la lumière de la flamme. C’est transformer cette couche de poussière en émail, trouver le point de fusion.

design

Être designer c’est apprendre à combiner toute une série d’expérimentation, parfois d’accident, et les cristalliser dans la fabrication d’un objet qui se veut utilisable.

Le terme design renvoie à l’utilisation de l’objet après qu’il ait été achevé par l’artisan. C’est un terme qui évoque le lien avec le client, l’utilisateur.

mon Parcours

Un DNMADE céramique à l’école Duperré à Paris :

J’ai étudié la céramique et le design pendant trois ans à l’école Duperré. Ces années ont été une chance et m’ont permis de beaucoup expérimenter.

Une FCND au Japon :

Mes études finies, je m’envole pour le Japon, et me retrouve à travailler au compte de celui que j’appelle mon sensei : Masahiko Ichino. Sept mois incroyables où j’ai vécu à Tamba Sasayama, un petit village de potiers et où je me suis nourrie d’une culture et d’une esthétique fabuleuses.

Galerie